Le rôle de l’influence sociale sur la santé, le cas de l’alimentation

Note : Cet article ne parle pas de technologie. Nous préférons vous en avertir.

2011 a été une année où j’ai été en mesure de réfléchir et d’apprendre beaucoup de chose sur le système de santé. Un des aspects qui m’a le plus occupé, outre celui touchant aux technologies de l’information, est celui des liens sociaux entre les gens, l’information, les technologies et les soins. Ces interrelations forment la base de la structure sociale sur laquelle s’appuie le système de santé. Ce système est donc influencé par et influence aussi la population.

Un exemple clair de l’influence sociale sur la santé s’observe lorsqu’on regarde l’alimentation de la population. Cette dernière est soumise à un ensemble de contraintes sociales, financières, saisonnières ou culturelles lorsqu’elle choisi comment s’alimenter. D’un côté il y a le guide canadien de l’alimentation, les recommandations des nutritionnistes, ce que l’on voit à la télévision soit dans les nouvelles, les émissions culinaires ou autre et puis ce que l’on a appris à cuisiner ou à manger durant notre vie. De plus, il y a la publicité sous toutes ses formes (annonces, panneaux, télévision, radio, internet, placement de produit, etc.) qui influence notre manière de s’alimenter à la maison comme à l’extérieur.

Les entreprises alimentaires, misant sur ce qui est vendeur, ne coute pas cher et donc rapporte beaucoup, font de la publicité de masse pour les produits qui ne sont pas nécessairement bons pour la santé. Lorsqu’on regarde le taux de gras et de sucre des aliments les plus commercialisés[1], on se rend compte qu’ils sont souvent les plus gras et sucrés. Cela introduit, dans un système public, une dichotomie entre la responsabilité de l’État de fournir de répondre aux besoins de la population d’un côté et, de l’autre, les bénéfices engrangés par les compagnies alimentaires. L’État se retrouve alors à payer pour les problèmes induits par la surconsommation de gras et de sucres au profit des entreprises. Ces coûts sont très importants. On n’a qu’à regarder les coûts reliés à l’obésité et au diabète pour s’en rendre compte[2][3].

Comment donc réconcilier ces deux mécanismes dans un système de santé publique? Est-ce que l’État devrait faire plus de publicité ou instaurer des programmes pénalisant les entreprises qui vendent ou produisent ce qu’on appelle couramment la “mal-bouffe”? Cette question reste entière, mais plusieurs personnes [4][5][6] offrent des pistes de solutions qui semblent être viables et qui touchent à l’aspect social de la santé.

Une de ses solutions proposées serait de taxer la mal-bouffe pour offrir des subventions ou réduire le coût des fruits et légumes au même niveau que les aliments dits malsains. Cela aurait pour effet de rendre ces derniers plus accessibles aux moins fortunés et pourrait aider à améliorer leur bilan de santé. Par contre, il faudrait s’assurer que c’est réellement le cas et que cette solution soit réellement applicable dans notre contexte. Une autre solution est l’influence par l’éducation. Cette solution est déjà appliquée ici et là dans les écoles, par l’information gouvernementale, mais pas avec la même force que celle utilisée par les promoteurs de la mal-bouffe. Il n’en demeure pas moins que cette solution à l’avantage d’opérer sur un changement de valeur interne fondamental où il serait désormais mal vu pour un individu de manger des aliments dommageables pour la santé. En effet, si personne n’achète de ces produits, les entreprises ne pourront que modifier leurs produits ou fermer boutique. Il faut, par contre, une initiative forte et beaucoup de temps pour que ce changement s’opère comme tout changement de valeur dans une société.

La solution qui semble idéale est plutôt un amalgame des deux. Soit miser sur un changement de fond de la culture d’alimentation en facilitant le changement en rendant les solutions santé plus abordables et en rendant plus difficile l’accès à la mal-bouffe. Ce faisant, il semble que l’on serait en mesure, en tant que société, d’alléger le fardeau fiscal relié aux maladies chroniques tout en n’augmentant pas la charge fiscale des ménages. Les grands perdants seraient alors les entreprises fabriquant les aliments moins sains qui devraient se convertir pour fournir des aliments plus acceptables. Le scénario semble bien envisageable à moyen terme dans la mesure où l’État utiliserait les mêmes canaux pour influencer la société vers des solutions alimentaires saines et bénéfiques pour la santé des gens, leur bien-être et pour l’ensemble de la société Québécoise.

L’État a heureusement déjà inauguré une plateforme éducative s’adressant un peu au problème bien que je reste curieux des résultats que ce site aura à moyen terme. http://www.saineshabitudesdevie.gouv.qc.ca/

Sources :

1 – http://uniondesconsommateurs.ca/docu/agro/malbouffe.pdf Section 6 débutant à la page 56.

2 – http://diabetes.ca/diabetes-and-you/what/prevalence/

3 – http://www.aetmis.gouv.qc.ca/site/download.php?f=47460f0e2ce098e313a482e66d1423a6

4 – http://www.ledevoir.com/societe/consommation/269257/taxer-la-malbouffe-aiderait-les-quebecois-a-perdre-du-poids

5 – http://www.protegez-vous.ca/sante-et-alimentation/taxer-la-malbouffe.html

6 – http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/200909/28/01-906427-taxe-sur-la-malbouffe-une-idee-longue-a-digerer.php

Vox-pop : Quel est, selon vous, le problème du système de santé actuel et pourquoi ?

Chers lecteurs,

Je travaille présentement sur un projet de rapport visant à identifier un problème fondamental puis à proposer une solution à ce problème. J’ai déjà un bon début de travail de fait, mais je me suis dit qu’avoir les opinions d’autres personnes sur le sujet pourrait être intéressant et instructif.

Donc, qu’est-ce qui vous tracasse dans le système de santé québécois actuel ? Si vous avez des idées sur ce qui pourrait être la solution miracle, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires !

Je vous tiendrai au courant de l’évolution de mon travail au plus tard en décembre 2011.

Merci !

Nouvel élan, nouveau projet !

En effet, suite à l’élan reçu de la part d’Inforoute Santé du Canada pour mon idée pour améliorer la santé des diabétiques, je me lance effectivement dans l’élaboration de cette idée. Ce projet va donc occuper une bonne partie de mon automne ainsi que la maîtrise en Administration de la santé à l’Université de Montréal.

Mes objectifs pour ce projet sont, bien entendu, de donner un outil aux médecins et aux patients diabétiques pour prendre en main leur condition et l’améliorer. La première étape est donc de trouver des gens prêts à participer à cette belle aventure. Je suis donc à la recherche d’une clinique et de patients pour mettre en place la base du projet puis participer à l’élaboration d’un prototype. Tout cela nécessite un peu de capital et de développeurs donc si l’aventure vous intéresse, n’hésitez pas à vous manifester !

Je suis très heureux de sauter à pieds joints dans l’univers de la santé et de l’informatique. Ce blogue devrait s’activer un peu plus prochainement et vous pourrez faire un suivi de mes progrès, observations et actualités sur la santé.

Bon été à tous et bonne santé !

Présentation

Ce premier billet se veut une présentation de ma part envers vous chers lecteurs et public. Vous saurez donc qui je suis et l’objectif de ce blogue.

Donc, mon nom est Jonathan Lapointe. Et vous ? N’hésitez pas à communiquer par courriel ou à l’aide des commentaires. Je suis ingénieur junior en technologies de l’information avec une expérience de plusieurs années comme programmeur analyste et développeur. J’ai aussi un intérêt marqué pour la santé et crois très fermement que les TI peuvent avoir un impat significatif sur la santé des gens. Je commence donc une maîtrise en Administration des services de santé, option Analyse et évaluation des services de santé. L’objectif étant de me plonger dans le milieu de la santé, de faire des contacts et de savoir où et comment agir pour avoir de l’impact.

La gestion de projet, l’amélioration de processus, le “Lean” et ce genre de chose m’intéressent depuis longtemps. J’ai donc décidé de passer à l’action et de publier mes trouvailles avec les intéressés ici et en français. J’espère vous faire découvrir des choses et en découvrir de votre part afin qu’ensemble on puisse avoir de l’impact et faire une différence pour le bien commun.

Au plaisir !

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