Webinaire gratuits sur la santé des enfants

Je prépare actuellement un texte sur les possibilités de faire de l’éducation en santé à l’aide des TIs et j’ai appris ce matin que l’Hôpital de Montréal pour Enfant offre des webinaires à propos de la santé des enfants. C’est tous les mercredis à 20h jusqu’au 15 février.

http://www.thechildren.com/fr/nouvelles/evenements.aspx?sLg=1&type=

Voilà une bonne utilisation concrète des technologies en santé !

Le rôle de l’influence sociale sur la santé, le cas de l’alimentation

Note : Cet article ne parle pas de technologie. Nous préférons vous en avertir.

2011 a été une année où j’ai été en mesure de réfléchir et d’apprendre beaucoup de chose sur le système de santé. Un des aspects qui m’a le plus occupé, outre celui touchant aux technologies de l’information, est celui des liens sociaux entre les gens, l’information, les technologies et les soins. Ces interrelations forment la base de la structure sociale sur laquelle s’appuie le système de santé. Ce système est donc influencé par et influence aussi la population.

Un exemple clair de l’influence sociale sur la santé s’observe lorsqu’on regarde l’alimentation de la population. Cette dernière est soumise à un ensemble de contraintes sociales, financières, saisonnières ou culturelles lorsqu’elle choisi comment s’alimenter. D’un côté il y a le guide canadien de l’alimentation, les recommandations des nutritionnistes, ce que l’on voit à la télévision soit dans les nouvelles, les émissions culinaires ou autre et puis ce que l’on a appris à cuisiner ou à manger durant notre vie. De plus, il y a la publicité sous toutes ses formes (annonces, panneaux, télévision, radio, internet, placement de produit, etc.) qui influence notre manière de s’alimenter à la maison comme à l’extérieur.

Les entreprises alimentaires, misant sur ce qui est vendeur, ne coute pas cher et donc rapporte beaucoup, font de la publicité de masse pour les produits qui ne sont pas nécessairement bons pour la santé. Lorsqu’on regarde le taux de gras et de sucre des aliments les plus commercialisés[1], on se rend compte qu’ils sont souvent les plus gras et sucrés. Cela introduit, dans un système public, une dichotomie entre la responsabilité de l’État de fournir de répondre aux besoins de la population d’un côté et, de l’autre, les bénéfices engrangés par les compagnies alimentaires. L’État se retrouve alors à payer pour les problèmes induits par la surconsommation de gras et de sucres au profit des entreprises. Ces coûts sont très importants. On n’a qu’à regarder les coûts reliés à l’obésité et au diabète pour s’en rendre compte[2][3].

Comment donc réconcilier ces deux mécanismes dans un système de santé publique? Est-ce que l’État devrait faire plus de publicité ou instaurer des programmes pénalisant les entreprises qui vendent ou produisent ce qu’on appelle couramment la “mal-bouffe”? Cette question reste entière, mais plusieurs personnes [4][5][6] offrent des pistes de solutions qui semblent être viables et qui touchent à l’aspect social de la santé.

Une de ses solutions proposées serait de taxer la mal-bouffe pour offrir des subventions ou réduire le coût des fruits et légumes au même niveau que les aliments dits malsains. Cela aurait pour effet de rendre ces derniers plus accessibles aux moins fortunés et pourrait aider à améliorer leur bilan de santé. Par contre, il faudrait s’assurer que c’est réellement le cas et que cette solution soit réellement applicable dans notre contexte. Une autre solution est l’influence par l’éducation. Cette solution est déjà appliquée ici et là dans les écoles, par l’information gouvernementale, mais pas avec la même force que celle utilisée par les promoteurs de la mal-bouffe. Il n’en demeure pas moins que cette solution à l’avantage d’opérer sur un changement de valeur interne fondamental où il serait désormais mal vu pour un individu de manger des aliments dommageables pour la santé. En effet, si personne n’achète de ces produits, les entreprises ne pourront que modifier leurs produits ou fermer boutique. Il faut, par contre, une initiative forte et beaucoup de temps pour que ce changement s’opère comme tout changement de valeur dans une société.

La solution qui semble idéale est plutôt un amalgame des deux. Soit miser sur un changement de fond de la culture d’alimentation en facilitant le changement en rendant les solutions santé plus abordables et en rendant plus difficile l’accès à la mal-bouffe. Ce faisant, il semble que l’on serait en mesure, en tant que société, d’alléger le fardeau fiscal relié aux maladies chroniques tout en n’augmentant pas la charge fiscale des ménages. Les grands perdants seraient alors les entreprises fabriquant les aliments moins sains qui devraient se convertir pour fournir des aliments plus acceptables. Le scénario semble bien envisageable à moyen terme dans la mesure où l’État utiliserait les mêmes canaux pour influencer la société vers des solutions alimentaires saines et bénéfiques pour la santé des gens, leur bien-être et pour l’ensemble de la société Québécoise.

L’État a heureusement déjà inauguré une plateforme éducative s’adressant un peu au problème bien que je reste curieux des résultats que ce site aura à moyen terme. http://www.saineshabitudesdevie.gouv.qc.ca/

Sources :

1 – http://uniondesconsommateurs.ca/docu/agro/malbouffe.pdf Section 6 débutant à la page 56.

2 – http://diabetes.ca/diabetes-and-you/what/prevalence/

3 – http://www.aetmis.gouv.qc.ca/site/download.php?f=47460f0e2ce098e313a482e66d1423a6

4 – http://www.ledevoir.com/societe/consommation/269257/taxer-la-malbouffe-aiderait-les-quebecois-a-perdre-du-poids

5 – http://www.protegez-vous.ca/sante-et-alimentation/taxer-la-malbouffe.html

6 – http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/200909/28/01-906427-taxe-sur-la-malbouffe-une-idee-longue-a-digerer.php

Vox-pop : Quel est, selon vous, le problème du système de santé actuel et pourquoi ?

Chers lecteurs,

Je travaille présentement sur un projet de rapport visant à identifier un problème fondamental puis à proposer une solution à ce problème. J’ai déjà un bon début de travail de fait, mais je me suis dit qu’avoir les opinions d’autres personnes sur le sujet pourrait être intéressant et instructif.

Donc, qu’est-ce qui vous tracasse dans le système de santé québécois actuel ? Si vous avez des idées sur ce qui pourrait être la solution miracle, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires !

Je vous tiendrai au courant de l’évolution de mon travail au plus tard en décembre 2011.

Merci !

Les services sociaux, une solution pour la santé publique ?

Je vous copie l’essentiel d’un travail fait dans le cadre d’un cours suivi à l’Université de Montréal. Il s’agit d’un retour bref sur ce qu’est le système de santé et offre une piste de solution pour le développement futur. Le tout est très condensé du à l’espace restreint dont je disposait pour énoncer ma position. J’espère que vous réussirez néanmoins à tirer quelque profit de cette réflexion !

Les médias et la population semblent s’entendre sur le fait que le système de santé actuel souffre de problèmes importants tels l’accessibilité des services, les délais d’attente et les coûts. Ces difficultés ne semblent pas être près de se régler à moyen terme principalement compte tenu de la situation économique et démographique de notre société. Afin d’identifier une solution à cette situation, il convient de deux choses. Premièrement, regarder ce qui a contribué à bâtir le système de santé actuel, deuxièmement, à la lumière du passé et de ce qui se passe dans des sociétés comparables, identifier quelles sont les pistes de solution pour améliorer son état en suggérant quelle devrait être la prochaine étape de son développement.

Le système de santé tel qu’on le connaît aujourd’hui a prit naissance dans la période de 1940 à 1960 suite aux progrès majeurs apportés à la médecine par la découverte des antibiotiques, des anesthésiants et des vaccins. Ces nouveaux outils ont laissés croire que la médecine scientifique aurait la capacité de soigner tout les maux et d’éradiquer toutes les maladies. Durant la même période, un changement de paradigme c’est opéré au niveau de la vision de la santé passant d’une vision de santé individuelle à une vision de santé populationnelle. Dans cette vison, l’État, qui avait auparavant la responsabilité de l’hygiène publique et de supervision générale, se retrouve avec un rôle beaucoup plus interventionniste au niveau de la santé. Il prends alors la responsabilité des hôpitaux, des cliniques et prends en charge l’administration des soins avec une approche globale. Le pouvoir exercé par l’État dans ce contexte touchant directement à la vie est appelé par Foucault le bio-pouvoir.

Suivant ce mouvement, les années 1960 et 1970 voient l’institutionnalisation de la santé où l’État prends en charge ce qui était jusqu’alors la responsabilité du clergé ou de l’élite. On peut se permettre de faire le rapprochement direct entre ces évènements et leur contexte social soit avec la laïcisation où l’on rejette l’institution Catholique et aussi l’ère industrielle où l’on cherche à trouver les mécanismes de tout ce qui nous entoure et à les contrôler, particulièrement dans le domaine de la santé. Les années 80 avec son ralentissement économique a obligé l’état à réévaluer sa position et a rationaliser la vision de santé pour tous pour la réduire à une expression plus viable en cherchant à réduire les coûts toujours croissant de la santé. De plus, bien que les découvertes continuent, elles ne permettent pas de réduire les écarts dans la santé publique de manière significative. Cette réalisation mène à une tentative de réduction de l’appareil de l’État et une délégation des pouvoirs. S’en suit une série de réformes sur la forme sans qu’il y ait de réels changements dans l’approche de soins qui reste encore axée vers la prestation des soins.

Ce qui nous mène à la dernière décennie où on commence à se rendre compte de l’impact important de l’environnement social sur la santé de la population. On voit alors un lien direct entre l’amélioration de la santé publique et les dépenses en services sociaux pour l’ensemble des pays industrialisés. Relation qu’on ne voit pas lorsqu’on compare les dépenses en santé avec la santé de la population.

Il importe donc d’apporter un changement de paradigme dans notre manière d’investir en santé publique si on cherche à ête efficient. Soit utiliser une approche holistique où l’on inclut le milieu et les habitudes de vie dans la stratégie gestion de la santé publique. On transforme alors la notion de biopouvoir en une notion de sociopouvoir où l’État s’assure de l’efficacité et de la santé de sa population en influant non seulement sur les services médicaux mais de manière importante sur les services sociaux. La santé devient donc un enjeux global et se découpe en trois axes. La santé physique, mentale et sociale. Cette dernière est très peu prise en charge d’un point de vue de santé publique si ce n’est par les CHSLD et les CLSC qui offrent des services communautaires bien que ceux-ci soient toujours axée sur un aspect clinique. À la lumière de la recherche et du chemin parcouru, on peut soutenir qu’en instituant des politiques sociales plus fortes on arrivera à cibler les facteurs de risques fondamentaux de la santé publique.

En investissant dans l’axe social l’État sera en mesure de bâtir sur les bases solides qu’ont fournies la médecine scientifique et psychiatriques et développer un support servant à fournir un milieu de vie et à encourager des habitudes de vie bénéfiques pour l’ensemble de la population. Ce faisant l’État s’assure d’avoir une population en meilleure santé et à ce que son investissement ait un réel impact sur la santé publique de la population.

Le projet du Dossier Santé Québec avance en Estrie

La presse nous informe aujourd’hui que le Dossier Santé Québec (DSQ) va être en place sous peu dans la région de l’Estrie et Lanaudière. C’est une très bonne nouvelle pour tout le monde incluant les acteurs des services de santé et la population en général.

Qu’est-ce que le DSQ ? C’est un dossier patient centralisé pour l’ensemble de la province du Québec qui regroupera dans cette phase-ci de l’information de laboratoire, d’imagerie et de médicaments. L’intérêt pour la population est multiple. Premièrement d’un point de vue fonctionnel, une fois qu’il sera déployé à l’ensemble du Québec, vous pourrez vous faire soigner n’importe où sans que le personnel médical ait besoin de se faire transférer des parties de dossier par fax à partir de votre clinique habituelle. Donc, si vous êtes en voyage, au chalet ou en visite ou encore si vous êtes transféré à un centre de soins spécialisé, votre dossier leur sera aussi accessible.

En gros, cela signifie une économie de temps majeure et une économie de coût. De plus, ça signifie moins de tests passés en double donc moins d’attente et ça aide à réduire les erreurs médicales dues à des mauvais diagnostics par exemple si un médecin vous fais un test X mais n’as pas votre historique et que vous oubliez de mentionner des conditions particulières. Ça peut donc contribuer à vous sauver la vie.

Pour le personnel, l’accès aux données sous forme électronique signifie des informations claires et facilement analysables contrairement à un document papier. De plus, il est plus facile d’avoir l’avis de spécialistes externes étant donné qu’on peut être deux médecins ou plus à consulter les mêmes informations en même temps.

Tout cela permet de sauver des coûts dus à des longues hospitalisations (un collègue a vu son père attendre 2 semaines à l’hôpital en attente de résultats d’un autre centre de soins. Non seulement son hospitalisation a couté beaucoup plus cher qu’elle aurait dû, mais il aurait pu contracter des infections nosocomiales aggravant son état de santé déjà précaire.

Félicitations aux acteurs du DSQ et bon succès dans l’implantation en Estrie !

Pour plus d’informations sur le DSQ : http://www.dossierdesante.gouv.qc.ca/fr_accueil.phtml

La santé, c’est différent ?

Au Québec, les médias nous informent souvent des ratées du système de santé, de comment les coûts sont dépassés dans le projet du dossier de santé du Québec (DSQ). En tant qu’observateur, j’ai souvent aussi eu ce genre de discours. C’est en partie en voyant ce que l’analyse d’affaires fait dans le contexte bancaire et autre que j’ai décidé de m’investir dans le domaine de la santé. La puissance des technologies de l’information dans ce domaine, si elles peuvent apporter une telle puissance dans autant de secteurs d’activités, devrait pouvoir faire des miracles dans le domaine de la santé s’ils y étaient appliqués. J’ai souvent promu cette thèse, j’y crois encore, mais je dois lui apporter un bémol.

Note : les réflexions ci-dessous sont directement inspirées avec permission du blogue de John D. Halamka que je recommande chaudement : http://geekdoctor.blogspot.com/

Pour plusieurs raisons, le secteur de la santé est différent de tous les autres secteurs d’activité.

1.       Le financement est différent : Dans notre système public, le client est rarement celui qui paie directement. Le médecin est donc payé, peu importe la satisfaction du client par le gouvernement. C’est très différent des concessionnaires automobiles qui reçoivent leur argent directement des clients qu’ils doivent séduire et qui vivent dans un libre marché.

2.       La négociation se fait différemment : Les médecins sont payés à l’acte et, dans le système public, le patient à plus ou moins le choix à moins de décider de payer de sa propre poche en clinique privée au Québec ou ailleurs.

3.       Les employés sont embauchés et formés différemment : Les médecins sont plus des travailleurs autonomes que des employés des hôpitaux. Quelle entreprise bâtit des locaux pour qu’ils soient utilisés par d’autres personnes sans vraiment avoir de contrôle sur leur formation, leurs méthodes de travail et leur rémunération ? Si un hôpital a besoin d’un chirurgien X, il en engage un et c’est lui qui gère sa manière de fonctionner.

4.       L’utilisation de standards : Comme on le voit avec le DSQ, chaque hôpital utilise des manières de fonctionner un peu différentes avec des formulaires différents et des logiciels qui ne sont pas toujours interopérables. De plus, d’un point de vue clinique, un patient est toujours unique. Un protocole peut fournir des grandes lignes sur comment soigner tel problème, mais différents paramètres propres au patient, au médecin, aux antécédents, aux équipements sur place rendent difficile la standardisation des opérations.

5.       Choisir le client : Dans la plupart des entreprises le commerçant choisi avec qui faire des affaires. En santé, quand un patient arrive à l’urgence, on le soigne, un point c’est tout.

6.       Les normes : Il n’y a pas beaucoup de domaines où il y a autant de normes à respecter tant au niveau clinique qu’administratif

7.       L’expertise du domaine : Le vocabulaire, la science et les habiletés physiques nécessaires pour pratiquer en médecine sont très complexes comparativement aux autres professions. Par exemple un chirurgien peut compter jusqu’à trente années d’études pour commencer à pratiquer.

8.      Il n’y a pas de deuxièmes chances : On ne peut pas rembourser un coeur ou un mort.

9.       La spécialisation : Un chirurgien esthétique ne peut remplacer un neurochirurgien. Si la demande dans un domaine baisse, on ne peut pas simplement réaffecter les ressources.

Il y a certainement d’autres exemples. Certains autres sont dans l’article anglophone, mais je ne suis pas certain qu’ils s’appliquent au Québec.

Une chose est certaine, la santé est un domaine extrêmement complexe qui nécessite une approche particulière. Il peut tout de même bénéficier des avantages apportés par des services comme l’intelligence d’affaires ou l’analyse prédictive. Il est clair que l’accessibilité universelle des données doit se faire (comme le DSQ tente de le faire), mais les barrières à l’entrée sont immenses sans compter que la culture d’entreprise n’est pas toujours très ouverte au changement.

Lors du prochain billet j’essaierai de trouver un exemple concret où un projet a su surmonter un ou plusieurs de ces défis pour arriver à un résultat concluant.

Nouvel élan, nouveau projet !

En effet, suite à l’élan reçu de la part d’Inforoute Santé du Canada pour mon idée pour améliorer la santé des diabétiques, je me lance effectivement dans l’élaboration de cette idée. Ce projet va donc occuper une bonne partie de mon automne ainsi que la maîtrise en Administration de la santé à l’Université de Montréal.

Mes objectifs pour ce projet sont, bien entendu, de donner un outil aux médecins et aux patients diabétiques pour prendre en main leur condition et l’améliorer. La première étape est donc de trouver des gens prêts à participer à cette belle aventure. Je suis donc à la recherche d’une clinique et de patients pour mettre en place la base du projet puis participer à l’élaboration d’un prototype. Tout cela nécessite un peu de capital et de développeurs donc si l’aventure vous intéresse, n’hésitez pas à vous manifester !

Je suis très heureux de sauter à pieds joints dans l’univers de la santé et de l’informatique. Ce blogue devrait s’activer un peu plus prochainement et vous pourrez faire un suivi de mes progrès, observations et actualités sur la santé.

Bon été à tous et bonne santé !

Imagine Nation Challenge – Suite et fin !

Lors du dernier billet je vous ai parlé que j’avais été sélectionné parmi les cinquante meilleures idées par les juges d’Inforoute Santé du Canada. Cela dans le cadre d’un concours pour trouver des idées pour améliorer le système de santé au Canada et utiliser les technologies pour avoir un impact bénéfique.

Le 28 juin dernier, j’ai eu l’honneur d’avoir un appel m’informant que j’avais été sélectionné parmi les quatre meilleures idées par les juges. Une cinquième idée gagnante était sélectionnée par le public. J’ai donc l’immense honneur de vous annoncer que mon idée pour améliorer le suivi des diabétiques et leur prise en change de leur santé a gagné !

Les gagnants sont annoncés sur le site http://imaginenationchallenge.ca/. J’ai aussi l’honneur d’avoir été sélectionné pour une entrevue avec Kathleen Lan d’IT World Canada. L’article est là : http://www.itworldcanada.com/news/theres-an-app-idea-for-diabetes-sufferers-expectant-mums/143538  Merci à tous ceux qui ont votés pour mon idée et surtout à tous ceux qui ont participé. Ensemble, avec toutes ces idées et ces cerveaux qui travaillent à trouver comment améliorer la santé de la population, nous pouvons nous attendre à avoir un impact significatif sur la santé de nos concitoyens.

Imagine Nation Challenge – Suite

Lors d’un billet précédent j’ai mentionné ma participation au Imagine Nation Challenge. Ce concours vise à stimuler l’innovation par les technologies en santé et j’avais soumis une idée pour améliorer le suivi des diabétiques à l’aide de IPads. L’idée à été retenue parmis les 50 meilleures par le jury !

La deuxième phase qui se termine aujourd’hui est le vote du public. Le 5 juillet nous saurons qui sont les trois gagnants du grand prix. C’est très intéressant de lire les projet des gens puis les commentaires.

Ce septembre aura lieu, jusqu’en mars 2013, le Outcome Challenge où quatre défis seront proposés à la population. Divers prix seront remis pour récompenser les équipes selon les critères établis. Ces solutions devront être mises en place dans un environnement de travail réel. C’est une excellente initiative pour stimuler l’innovation et faire germer les idées qui vont façonner le paysage TI de nos centres de soins dans les anneés à venir !

Vous pouvez voir ma soumission ( ici ) et les autres ( ici ).

Les TIS et le nuage

L’informatique dans les nuages a la côte. Depuis quelques années, l’intérêt des entreprises de toutes sortes pour la délégation de responsabilité et consolidation des côuts d’exploitation soufle fort en direction du Cloud Computing. Mais qu’en est-il en santé ?

L’idée n’est pas nouvelle. En fait, elle est très vieille, elle date de mainframes, soit avant l’ordinateur personnel. À l’époque, il était impensable d’avoir du traitement distribué sur un grand ensemble de machines donc on installait des bêtes pouvant, de manière centralisée, traiter l’information. Puis est venu le PC, puis est revenu la centralisation avec les Data warehouse, le cloud, le SOA et compagnie.

Le Cloud est intéressant en santé parce qu’il permet de fournir un service stable à la demande qui allège le département informatique. De plus le système est très extensible et permet d’ajouter de l’espace ou de la puissance dynamiquement, à la demainde. Puis, plus besoin de gérer le matériel, les licenses, les techniciens. Tout est dans une boîte noire. Justement…

Avec l’arrêt récent du nuage d’Amazon et de Google dernièrement, on peut très rapidement se retrouver dans le noir. Dans ce cas là, données sont quelque part et ce quelque part n’est plus atteignable. Le coût potentiel en santé d’un tel bris est très élevé. Élevé par le coût en confiance de la part des administrateurs et des patients qui signifie des pertes monétaires et beaucoup de travail pour regagner la confiance des gens. Il est donc primordial de bien choisir son fournisseur et surtout, de ne pas mettre des données critiques sur ce type de serveur.

La question d’accès légal aux informations est un point important à valider aussi selon les données que l’on traite et l’endroit où elles sont stockées. Différents pays ont différentes politiques à ce niveau et au Québec les entreprises doivent se conformer à plusieurs lois sur l’accès à l’information et sur la protection de la vie privée tant au provincial qu’au fédéral. Il peut être judicieux de consulter un avocat spécialisé dans le domaine pour s’assurer que notre projet répond à l’ensemble des normes et lois en vigeur.

Il faut donc bien réfléchir à son projet avant de se lancer dans l’informatique en nuage. Les données qui ont une haute valeur d’affaire ne devraient pas se retrouver sur un nuage. Elles doivent rester près de l’entreprise et on doit s’assurer que leur stockage et leur gestion se fait selon les règles de l’art et les lois appliquables. L’option reste tout de même très intéressante pour des start-ups ou des sites où le public cible peut bondir à n’importe quel moment. Le manque de ressource est donc très rapide à combler.

Comme toute décision d’affaire, il importe d’être informé sur le produit qu’on évalue et surtout sur les réel besoins du client. Le nuage est là pour resté en santé, reste à voir quelle forme il prendra.

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